Ecotourisme ?

«Écotourisme» est un mot d’origine récente (selon les auteurs: 1985, 1970 ou 1965). L’écotourisme s’apparente, sans être synonyme, à d’autres formes touristiques qui rejettent l’exploitation abusive de la nature : tourisme durable, écologique, équitable, éthique, responsable, solidaire, vert, hors des sentiers battus, pour n'en citer que quelques-unes.

La définition donnée par The International Ecotourisme Society en 1991 recueille toujours un large consensus malgré des formulations plus récentes :

« Une forme de voyage responsable, dans les espaces naturels, qui contribue à la protection de l’environnement et au bien-être des populations locales ».

Toutes les définitions ne sont en fait pas si différentes, mais insistent plus ou moins sur certains aspects du concept. L’écotourisme comporte en principe trois caractéristiques principales:

  • Un tourisme axé sur la nature, avec un soutien direct ou indirect à des programmes de conservation de la biodiversité.
  • Une composante éducative : éducation environnementale, comportement avec des animaux, observation de la nature.
  • Un besoin de durabilité : limitation de l'empreinte écologique, respect du bien-être des populations locales.

Quelle que soit sa définition, le terme Ecotourisme est de nos jours un véritable label commercial, vague mais libre de droit, employé pour promouvoir toute une gamme de produits touristiques auprès d’une clientèle en constante progression.

L’attribution d'un label « Ecotouristique » n’étant pas normalisée, les professionnels du voyage ont créé des associations autour de chartes précisant leurs engagements afin d’attribuer des certifications en écotourisme. Libre au consommateur de choisir le label correspondant le plus à ses aspirations.

L’écotourisme du Parc Naturel Quisqueya

Le parc est un outil d’écotourisme de proximité, un lieu pour les écoles, les sorties en famille le weekend, les expositions, les festivals. Cet écotourisme ne cherche pas à concurrencer les activités proposées par des espaces protégés réputés d’Haïti ou d’ailleurs. Les créateurs du parc poursuivent un objectif bien plus ambitieux : modifier des habitudes, transmuer les visiteurs mais aussi la population des alentours en éco-citoyens responsables.

Devenir éco-citoyen, cela commence par une minimum éducation, par exemple bannir des petits gestes inconscients tels que jeter des bouteilles plastiques ou autres déchets dans la nature. Un petit pas vers le respect de l’environnement, que le poids des habitudes rend bien difficile.

Changer des habitudes, développer une prise de conscience, penser aux générations futures alors que le présent est si pénible : impossible ? Utopique ? Mais le parc est né d’un rêve, longtemps assimilé à une utopie… Alors, pourquoi ne pas osez rêver d’une autre réalité ?

Un éco-citoyen ne se contente pas d’appliquer des règles élémentaires de propreté, mais joue un rôle actif et positif dans l’écosystème local. Pour cette raison, le parc n’est pas seulement un espace récréatif, mais aussi un lieu de rencontres, de conférences, et même d’études concernant des sujets aussi variés que :

  • La montée des eaux du lac,
  • Les ressources halieutiques de la région
  • Conservation du littoral, des coraux
  • La construction écologique

Sans pour autant figurer au catalogues des voyagistes, ses activités sont de nature à favoriser l’émergence de véritables produits écotouristiques.

Ecotourisme et Eco-$

En 1980, le Costa-Rica traverse une grave crise économique et écologique. Grâce à une politique de développement de l'écotourisme, ce pays est devenu en 10 ans la première destination touristique de l'Amérique Centrale. L'écotourisme s'est substitué aux industries agricoles défaillantes et représente maintenant plus de la moitié des revenus actuels du pays.

L'écotourisme s'est développé avec succès dans d'autres pays et connait depuis 1990 une progression annuelle estimée de 20 à 34 %. Considéré comme un vecteur essentiel du développement durable, il est maintenant financé par de nombreuses institutions privées, nationales ou internationales sous forme de prêts ou subventions. Ces contributions ont permis de multiplier les aires protégées tout en créant des emplois dans les pays les plus pauvres.

Ecotourisme,  est devenu parfois un mot magique à crier bien fort pour ouvrir les cofffres des subventions...

Faut-il toujours penser tourisme pour protéger la nature ?

Une politique d'écotourisme d'envergure permet indéniablement de protéger et restaurer des écosystèmes. Il existe cependant des initiatives individuelles ou de petits groupes ayant obtenu des résultats spéculaires en dehors de toute initiative touristique et sans se soucier des directives nationales ou internationales. Quelques exemples :

L'homme qui a planté une forêtci-1125-inso1

Mr Jadav Payeng, un habitant de Majuli, une ile fluviale en Inde, plante des arbres depuis 1979 afin de sauver l'ile. Il a planté seul plus de 550 hectares et transformé un désert aride en forêt qui abrite maintenant des espèces d'animaux protégés.

Son travail n'a été découvert qu'en 2009, par un journaliste local.

Auroville

En 1800, existait en Inde du sud un plateau couvert de forêts. A partir de 1825, on commença à abattre des arbres pour chasser les tigres. La déforestation s'accentua au fil des ans suite à la construction de villes, l'exportation du bois, le défrichage pour développer l'agriculture . En moins de 200 ans, l'homme avait transformé une forêt luxuriante en un plateau aride, raviné par l'érosion.

Inspiré par le message d'un philosophe indien, un groupe international d'une vingtaine de personnes s'installa en 1969 au milieu du plateau désertique pour y fonder une ville expérimentale.

Aujourd'hui, le plateau est de nouveau recouvert d'une forêt de 740 km2 alant jusqu'à la mer et qui profite à plus de 100 villages.

En Haïti

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